mardi 30 juin 2015

Alfred Enoch (How to Get Away with Murder) : « Personne n’est en sécurité et je ne pense pas être à l’abri » (interview)

C’est durant le 55e Festival de Télévision de Monte-Carlo que la rédac’ a rencontré Alfred Enoch. L’interprète de Wes s’est confié sur son personnage et How to Get Away with Murder, la série de M6…

Dès le début, savais-tu que Wes était le responsable du meurtre ?
Non, mais j’aurais aimé l’être. (Rires) C’est ce qui rend la série si intéressante, car on ne sait pas où l’on va, les scénaristes s‘amusent à brouiller les pistes et à distiller les indices, ce qui pousse les téléspectateurs à mener leur propre enquête, les acteurs sont aussi dans cette position. Par contre, sans savoir ce qui s’est passé auparavant, il n’est pas facile de jouer le moment présent, mais c’est un défi très intéressant.

Comme ton personnage, pourrais-tu faire des études de droit ?
Non ! J’ai fait des études littéraires et c’est un univers qui me correspond mieux. J’ai un ami qui vient de terminer ses études de droit et je me rends compte que ce n’est pas un univers dans lequel je pourrais m’épanouir.

Qu’aimes-tu chez Wes ?
J’admire sa faculté à s’accrocher à ses croyances. Il n’a pas peur de s’interroger sur les actions du groupe en fonction de son code moral. Je respecte le fait qu’il reste fidèle à ses principes, dans les faits, mais aussi dans ses actions.

Et que n’aimes-tu pas chez lui ?
Il se retrouve dans des situations délicates, mais c’est aussi ce qui fait que les gens aiment la série.
Certaines de ses actions sont discutables et les téléspectateurs sont plus critiques à son encontre que je le suis moi-même, mais c’est parce que je passe beaucoup de temps dans la peau du personnage. J’ai sympathisé avec lui, car il fait des choses extrêmes par protection et par amour. C’est difficile à expliquer, c’est l’un des dilemmes que représente le personnage.

Parle-nous de ton travail avec Viola Davis, l’interprète d’Annalise ?
Son personnage est épuisant, c’est une femme si dure, dans sa façon de manipuler les gens et dans son exigence. Viola est tout le contraire. Elle est adorable et cela contribue à rendre l’atmosphère plus agréable sur le tournage. Comme je viens de Londres et que je me retrouve dans une ville qui est inconnue pour moi, c’est agréable d’être entouré d’une équipe aussi talentueuse.

Comment décrirais-tu la relation entre Wes et Annalise ?
C’est bien plus qu’une simple relation mère-fils, car ils sont liés professionnellement et personnellement. Elle se montre très proche de lui dans des situations extrêmes afin de l’aider à surmonter ce qu’il endure, cela va bien au-delà d’un sentiment maternel. Ce qu’il y a de passionnant dans cette relation, c’est que les scénaristes s’amusent à les pousser dans leurs retranchements.

Dans la série, un meurtre appelle un autre meurtre pour s’en sortir, ainsi tout le monde est une victime potentielle. As-tu l’impression que ton personnage est épargné du fait qu’il est proche d’Annalise ?
On a l’impression que personne n’est en sécurité et je ne pense pas être à l’abri. Vu le contexte de la série, tout est possible. J’espère seulement que Wes pourra survivre la saison 2 comme il a survécu à la saison 1. (Rires)

Propos recueillis par Arnaud Violot au 55e Festival de Télévision de Monte-Carlo.

© ABC Studios
Le site de How to Get Away with Murder c’est > ICI <

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